Membres d'HeRMA impliqués : Philippe Mainterot, Vincent Michel (HeRMA / Université de Poitiers), Jean-Sylvain Caillou (Institut français du Proche-Orient), Frédéric Gerber (Inrap), Jorge Rodrigo Palumbo, Blandine Bernard-Jolibois, Mufeda Alswaid, Qamar Alkwatli (doctorants HeRMA).

Le trafic illicite d’objets culturels est un sujet crucial dans les pays en conflit ou en situation de post-conflit et la richesse du patrimoine du Proche-Orient notamment archéologique n’est plus à démontrer. C’est devenu une action prioritaire pour plusieurs membres d’HeRMA aux côtés des missions archéologiques française de Libye et d’Hébron dirigée par V. Michel, de Samarie-Nord dirigée par J.-S. Caillou et d’autres laboratoires comme le Centre de Recherches sur la Libye Antique de Paris Sorbonne (CERLA), d’être au premier plan de la lutte contre le trafic illicite des biens culturels aux côtés de nos homologues étrangers (libyens, égyptiens, palestiniens, syriens, jordaniens, irakiens…). Il s’agit d’exercer principalement une expertise judiciaire d’un grand nombre d’objets pillés en vente sur le marché de l’art actuellement, aux origines très douteuse mais également une analyse des objets, des routes et des réseaux des trafics.

En effet, depuis 2011, et surtout depuis la période 2014-2015, date des attentats en France et de l’industrialisation des pillages dans les zones de conflits, nous avons informé et échangé avec les services de police et de douane, effectué régulièrement des expertises pour les douanes françaises, l’Organisation Mondiale des Douanes (deux missions à Hammamet, Tunisie et Beyrouth, Liban), l’Office Centrale de Lutte contre le Trafic illicite des Biens Culturels (OCBC) mais aussi auprès des institutions patrimoniales internationale (UNESCO, ICOM, ICCROM) mais aussi localement avec les archéologues de la DRAC Nouvelle-Aquitaine, en particulier le SRA de Poitiers et également les magistrats de la cour d’appel de Poitiers.

Nous regrettons cependant de ne pas avoir suffisamment de moyens pour suivre l’ensemble des ventes lors des veilles documentaires et pousser les recherches davantage de manière à étendre nos investigations à d’autres catégories de ventes et d’objets.

V. Michel est directement et régulièrement impliquée dans plusieurs programmes de recherche européens comme expert dont NetCHER (Network and Digital Platform for Cultural Heritage Enhancing and Rebuilding) – H2020 et pour Expertise France. Le cahier des charges est de remettre à l’Europe  un ensemble de préconisations et une charte de bonnes pratiques, fondés sur un accord entre les différents milieux professionnels et capable de devenir un outil pour les décideurs et un programme de formation pour les acteurs.

 

Principales productions scientifiques

• V. Michel, journée d’études Trafic illicite des biens culturels et nouvelles technologies (Poitiers, Espace Mendès France, 2020).

• V. Michel, « Le trafic illicite des biens culturels dans les pays en conflit. De l’identification des objets à la judiciarisation des affaires », Patrimoines (revue de l’INP-Paris), 2020.

• V. Michel, « Étude comparative : l’action scientifique et diplomatique face À la crise libyenne (depuis 2011) », Dossier Débats Casa de Velázquez : La Libye et la France, 2020, p. 358-365.

• V. Michel (coord.), séminaires internationaux d’été de muséologie, Lutte contre le trafic illicite des biens culturel : urgence d’un défi patrimonial (Paris, École du Louvre, 2019 et 2020).

• V. Michel, colloque Trafic illicite des biens culturels, un défi pour le monde méditerranéen (Poitiers, Espace Mendès France, 2019).

• V. Michel, journée d’études La lutte contre le trafic illicite des biens culturels. Patrimoine, Police & Justice. Actions interdisciplinaires concertées, en partenariat avec le (Poitiers, musée Sainte-Croix, 2018).

• V. Michel, « Agir pour la sauvegarde du patrimoine libyen », Cités millénaires. Voyage virtuel de Palmyre à Mossoul, Catalogue de l’exposition, IMA/Hazan, 2018, p. 106-108.

• V. Michel, journée d’études Le patrimoine archéologique et culturel dans les pays en conflit. Une crise iconoclaste des temps modernes ? (Poitiers, Espace Mendès France, 2016).