Thèse de doctorat en Histoire de l'art et archéologie antique préparée par Julie Caron, sous la direction de Séverine Lemaître et Mathilde Carrive (HeRMA, Université de Poitiers).

• Date de dépôt du sujet : octobre 2017

 

 

Présentation du thème de recherche

Architecture et décor dans l’habitat d’époque romaine en territoire picton (Ier siècle av. J.-C. – IVe siècle ap. J.-C.)

Les découvertes de ces dernières années dans le cadre de l’archéologie préventive et programmée fournissent de nouveaux dossiers particulièrement riches relatifs à l’habitat dans le centre-ouest de la France. En le considérant sous sa forme architecturale et son décor, il s’agit, dans ce projet de thèse, de donner une image complète de l’habitat d’époque romaine.

Par « habitat », il est question des résidences urbaines de type domus et des résidences rurales de type villa, sans oublier les habitations occupées par les personnes moins fortunées, souvent méconnues et qui ont laissé peu de vestiges, car souvent réalisées en matériaux périssables. Par « décor », nous comprenons en premier lieu des revêtements de sol, tels que l’opus tessellatum, l’opus sectile et tout type de pavement réalisé dans un contexte d’ornementation, ainsi que les revêtements de parois, comme les fresques peintes ou bien encore les stucs décorés. L’architecture ne peut se comprendre sans son décor, et à l’inverse, ce dernier n’a pas de sens s’il est dissocié de son contexte, chacun de ces deux termes font partie des « programmes techniques » intervenant lors d’une construction. L’étude simultanée de ces deux aspects permettra une meilleure compréhension des moyens et des techniques employés à l’époque romaine au sein du territoire picton, lors de la mise en œuvre de bâtiments à vocation résidentielle.

Des analyses approfondies des décors et des vestiges d’architecture s’attacheront aux aspects stylistiques, techniques et archéométriques. Leur étude sera réalisée en lien avec leur contexte de découverte et à différentes échelles d’observation : le cadre architectural d’implantation du décor (pièce, espace, habitat), le site, la région et le cadre extra-régional. L’aspect archéométrique permettra d’identifier les roches employées dans les décors, les pigments utilisés dans les peintures, ou bien de préciser les composants des mortiers. L’ensemble de ces études pourra, à terme, mener à des travaux précis sur l’économie et la diffusion des techniques ou des matériaux à l’échelle d’une vaste région à l’époque romaine.

 

École doctorale

ED 612 Humanités – Université confédérale Léonard de Vinci

 

Mur 96 dans la pièce 6 du bâtiment II, Tours-Mirandes, Vendeuvre-du-Poitou (crédit : J. Durand) ; Tesselles noires issues de la première bande du sol 26, Jardin des Droits Humains, Poitiers (crédit : J. Caron) ; D.A.O. de l’enduit in situ sur le mur 96 dans la pièce 6 du bâtiment II, Tours-Mirandes, Vendeuvre-du-Poitou (DAO : J. Caron)