Programme PCR (année probatoire) et Programme Région Nouvelle-Aquitaine, dirigé par Mathilde Carrive (Université de Poitiers – HeRMA) et Isabelle Pianet (IRAMAT-CRP2A, UMR 5060 CNRS – Université Bordeaux Montaigne), avec la participation de Julie Caron.
Création graphique : Isabelle Fortuné / Université de Poitiers – 2022

• Porteuses du projet : Mathilde Carrive (HeRMA – Université de Poitiers) et Isabelle Pianet (IRAMAT-CRP2A, UMR 5060 CNRS – Université Bordeaux Montaigne)

• Autres membres d’HeRMA impliqués : Julie Caron (doctorante d’HeRMA)

 

 

Présentation

Le décor joue un rôle clé dans l’architecture romaine. Si l’architecture constitue le squelette d’un édifice, le décor en est sa peau : décor architectural stricto sensu (bloques sculptés), revêtements de sols (mosaïque et autres sols construits), de parois (enduits peints, stucs, placages de marbre), ces éléments contribuent à la monumentalisation et au programme idéologique des édifices publics, et structurent les demeures des particuliers, reflétant leur position socio-économique et culturelle. Ces techniques sont par ailleurs le fruit de savoirs et savoir-faire artisanaux, élaborés initialement en Italie. Leur étude nous renseigne sur la connaissance des matériaux qu’avaient les artisans gallo-romains et les solutions techniques qu’ils ont su mettre en place pour adapter les techniques romaines aux ressources et conditions locales. Elle permet également de restituer les circuits d’approvisionnement de ces artisans.

Ce matériel est donc précieux pour la compréhension des sociétés antiques, tant d’un point de vue culturel, social qu’économique. Il est pourtant longtemps resté au second plan des études architecturales, en particulier les revêtements pariétaux, souvent retrouvés sous forme fragmentaire en Gaule, rendant leur étude longue et difficile. Ainsi, de nombreux ensembles de matériel inédit dorment encore dans les réserves des musées et des services archéologiques, constituant une mine d’informations inexploitée pour restituer la parure ornementale des villes antiques et les modes de vie et de production de leurs habitants. Cela est particulièrement vrai pour le décor pariétal de l’Aquitaine romaine, pour lequel une véritable synthèse d’ampleur est encore à réaliser. Par ailleurs, le développement récent de l’archéométrie et des approches expérimentales apporte de nouveaux outils d’analyse, en particulier sur la question des matériaux, de leur origine et de leur mise en œuvre.

À la lumière de ces éléments, le présent projet a pour ambition de structurer un réseau interdisciplinaire de chercheurs et de collectivités s’intéressant au décor pariétal de l’Aquitaine romaine. L’objectif est de poser les premières pierres d’une synthèse d’ampleur sur cette question, en faisant une place de choix à la question des matériaux et des techniques, tout en œuvrant au développement d’approches archéométriques innovantes ou en pleine expansion.

Le projet s’articule en trois volets. Les deux premiers, archéologiques et archéométriques, s’appliqueront à une série de lots inédits ou anciennement étudiés de plusieurs agglomérations de la province. Ils seront également mis en œuvre à travers des recherches doctorales portant sur l’ensemble du territoire. Le troisième volet, expérimental, vise à faire le lien entre les connaissances de l’artisanat antique et les pratiques actuelles de construction.

 

Partenariats

• Région Nouvelle Aquitaine
• DRAC Nouvelle Aquitaine
• Université de Poitiers
• Université Bordeaux-Montaigne
• Laboratoire HeRMA – UR 15071
• Laboratoire IRAMAT CRP2A – UMR 5060
• Ville de Poitiers
• Musée d’Aquitaine, Bordeaux
• Musée Sainte-Croix, Poitiers
• Département de la Charente – site archéologique de Chassenon (Cassinomagus)
• Musée archéologique de la ville de Saintes
• EREA Théodore Monod (Saintes)