Thèse de doctorat en Archéologie préparée par Camille Frugier, sous la direction de Séverine Lemaître (HeRMA, Université de Poitiers) et Isabelle Pianet (CNRS – IRAMAT-CPR2A, Université Bordeaux Montaigne).

• Date de dépôt du sujet : janvier 2019

 

 

Présentation du thème de recherche

L’économie du vin en territoire picton dans l’antiquité : les productions régionales

Les recherches menées depuis ces soixante dernières années ont permis de révéler l’existence de plusieurs ateliers de potiers en territoire picton et dans sa périphérie proche. Les répertoires produits comprenaient notamment des imitations d’amphores vinaires provenant de Narbonnaise (Gauloise 4 et 5) et de Tarraconaise (Pascual 1, Dressel 2/4). Si ces importations sont bien documentées à l’heure actuelle, leurs homologues régionaux ne sont encore que peu étudiés.

La thèse a pour objectif de poursuivre la caractérisation de ces ateliers de potiers et de leurs productions, notamment via des observations macroscopiques, une étude pétrographique, et la réalisation d’analyses élémentaires par WDRXF. Parallèlement, l’étude des conteneurs régionaux retrouvés sur des sites consommateurs pictons permettra de mesurer l’aire de diffusion des amphores régionales et d’évaluer – au moins partiellement – le rayonnement des ateliers qui les ont produites.

Par ailleurs, des analyses par chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse seront mises en œuvre afin de préciser la nature du produit transporté dans les conteneurs régionaux. En effet, si ces derniers imitent des amphores vinaires, les traces archéologiques de la culture de la vigne sont tenues en territoire picton pour les Ier et IIe siècles de notre ère.

À l’issue de ces travaux, la place des amphores pictonnes et de leur contenu au sein de l’économie régionale devrait pouvoir être mieux appréhendée.

 

École doctorale

ED 612 Humanités – Université confédérale Léonard de Vinci