Prospection archéologique menée par Nadine Dieudonné-Glad (HeRMA / Université de Poitiers).

Présentation

Des analyses chimiques menées sur des scories de fer antique de la forêt d’Allogny (à 10 km au nord de Bourges) et sur les inclusions de scories présentes dans des objets en fer découverts dans les ateliers de forgerons datés du Ve s. av. J.-C. du site de Port-Sec-Sud à Bourges ont montré qu’une partie du fer travaillé dans ces ateliers pouvait avoir été fabriqué avec le minerai de la région d’Allogny.
En effet, comme les résultats des analyses sur certains éléments traces ne sont pas tributaires des conditions de réduction, les comparaisons diachroniques sont pertinentes.
Si l’on suit cette hypothèse, il est probable que des ateliers de fabrication du fer protohistoriques soient présents dans la région d’Allogny. Dans la mesure où la fouille de la zone de production de Meunet-Planches (Indre), datée du Ve s. av. J.-C., a révélé l’utilisation d’une technologie dont les déchets sont de très petites scories qui ne forment pas de concentrations très importantes, il est probable qu’elles aient échappé à notre connaissance jusqu’ici. Leur présence indique l’existence de structures d’ateliers de réduction à l’endroit où elles sont découvertes.
La découverte d’une nouvelle zone de production de fer du Ve s. avant J.-C. utilisant la même technique de production que celle mise au jour pour la première fois à Meunet-Planches permettrait de montrer que cette technique inconnue pour le Ve s. av. J.-C. jusqu’à récemment avait un développement important dans le Centre de la France.