Le Péloponnèse : histoire, épigraphie, historiographie

Y. Lafond, dans le sillage de sa monographie parue en 2006 (La mémoire des cités dans le Péloponnèse d’époque romaine (IIe siècle av. J.-C.-IIIe siècle ap. J.-C.), poursuivra ses recherches sur l’histoire culturelle des cités péloponnésiennes aux époques tardo-hellénistique et impériale. L’accent sera mis en particulier sur l’exploitation de la documentation spartiate et messénienne. Outre la poursuite d’une collaboration avec l’Université de Tours (C. Grandjean), des contacts ont été pris en vue de développer des partenariats, d’une part avec le Centre d’Études Spartiates et Péloponnésiennes (Centre for Spartan and Peloponnesian Studies, CSPS) à l’Université de Nottingham (St. Hodkinson) et, d’autre part, avec le responsable grec (P. Themelis) des fouilles menées sur le site de l’antique Messène.

Dans le cadre de réflexions sur les notions d’identité et d’ethnicité, un projet de recherche portera sur le sens de la référence aux « Achéens » et à « l’Achaïe » dans les questions de définition de la « grécité » à l’époque impériale romaine. La thématique s’inscrit dans une réflexion plus générale sur le lien entre la terminologie des inscriptions (et le vocabulaire des sources littéraires) et l’expression d’une identité hellénique ; elle permet en particulier de mettre en évidence, dans cette optique, une différence à l’époque impériale entre les régions de vieille Grèce et les autres provinces hellénisées du monde romain, différence qui est aussi le reflet de la vision restrictive que les Romains eux-mêmes entretiennent d’une « vraie Grèce » réduite au Péloponnèse, à l’Attique et à la Grèce centrale. Un tel travail pourra s’inscrire aussi dans la ligne d’études récentes menées sur l’imaginaire romain d’époque impériale.

Recherche

Menu principal

Haut de page