Objets : de la production aux contextes de consommation

Coordination : P. Ballet

HeRMA, sur ses terrains occidentaux et orientaux, s’est largement engagé dans l’étude des productions et de leur inscription dans un territoire, suivant ses composantes spatiales (urbain/rural), économiques et son réseau de communications. Ces données ont été largement prises en compte dans le processus d’interprétation des activités industrielles (cf. Bilan sous-axe 3). Les thèmes déjà abordés lors du précédent contrat quadriennal continueront d’être traités dans une approche pluridisciplinaire, du terrain au laboratoire. Le nouveau projet, développé dans les prochaines années replacera l’objet au cœur des thématiques, non pas pour lui-même mais en tant que vecteur de connaissance à propos de l’économie mais aussi des faciès culturels antiques, selon le contexte de sa découverte (catégorisation des sites : zone artisanale, espaces à vocation commerciale, habitat, sanctuaire).

Le champ géographique couvert au sein de l’axe 3 particulièrement vaste, du Levant et l’Anatolie à la Gaule, incluant l’Egypte et la Cyrénaïque, s’enrichira de nouveaux espaces d’investigation : la péninsule ibérique et l’Irak. Un cadre chronologique nécessairement large a été également choisi du début du Ier millénaire av. J.-C. au VIIIe siècle ap. J.-C., dans la mesure où seule une échelle de temps longue permet d’apprécier les changements éventuels intervenus dans les systèmes de productions, de commercialisation ou des modes de consommation des objets manufacturés. Les mises en perspective volontairement globales évitent le cloisonnement des aires géographiques et favorisent les croisements pour déconstruire une partition Occident/Orient, qui n’a plus cours dans le domaine de la production des artefacts et de leur consommation.

La cohésion méthodologique du projet de l’axe 3 repose sur un travail d’équipe, chaque thématique étant pilotée par les chercheurs spécialistes d’HeRMA dans l’ensemble des aires géographiques envisagées. L’acquisition de données scientifiques en vue de la constitution de corpus sera étoffée par le renforcement des compétences notamment des doctorants dans différents domaines techniques avec l’appui logistique entre autres du Laboratoire d’Archéologie.

Les réflexions s’appuient sur des sources documentaires variées et complémentaires archéologiques (artefacts fer, bronze, céramique et matières osseuses dures) mais aussi historiques, les textes étant convoqués de manière systématique de façon à confronter les données.

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