Epigraphie amphorique

Les amphores romaines font partie de l’instrumentum domesticum. Elles sont porteuses d’une documentation épigraphique de nature variée appliquée sur la surface des récipients à différents étapes de sa fabrication et de son utilisation. On distingue les timbres imprimés et graffites tracés à main levée sur le lieu de production du récipient ; les inscriptions peintes placées sur l’amphore au moment de son remplissage juste avant sa commercialisation ou re-commercialisation et les enfin les graffiti : des inscriptions faites à la pointe sèche sur l’amphore une fois arrivée sur le lieu de consommation de son contenu. L’épigraphie amphorique se divise donc en deux champs distincts, celui de l’emballage, du contenant qui concerne timbres et graffitis avant cuisson et celui de la marchandise, du contenu transporté et/ou commercialisé constitué par les inscriptions peintes et les graffitis après cuisson.

 

 

La première action de recherche menée dans le cadre de cet axe correspond à la collecte de la documentation épigraphique sur amphore en territoire picton : timbre, graffites avant et après cuisson et inscriptions peintes. Elle s’appuie sur l’étude des amphores issues de fouilles anciennes à Poitiers et d’autres plus récentes menées dans les établissements ruraux et dans les agglomérations secondaires du territoire de la cité des Pictons à l’époque impériale. Le corpus comprend aujourd’hui les timbres sur les amphores italiques tardo-républicaines et sur les conteneurs à huile de Bétique Dressel 20, tandis que les inscriptions peintes et les graffitis post-cuisson sont attestés sur des conteneurs d’origine plus diversifiée.

 

La deuxième action de recherche en cours concerne plus spécifiquement les inscriptions peintes sur les amphores de Méditerranée orientale découvertes en Gaule. Ecrites en grec et en latin sur des conteneurs de formes et d’origine différentes, elles apportent des informations précieuses sur les produits orientaux commercialisés vers la Gaule à l’époque romaine, comme le passum ou d’autres vins et sur les modalités de commercialisation de ces denrées exotiques via l’Italie notamment. La recension est basée sur la documentation publiée et sur l’étude d’ensembles d’amphores demeurés inédits à Arles, Lyon, Narbonne, Reims et Troyes.

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