Atlas topographique des aqueducs antiques de Poitiers

Dès le Ier siècle de notre ère, la ville de Limonum (Poitiers) était alimentée en eau par deux aqueducs aux tracés souvent parallèles. Un troisième aqueduc, fut construit probablement au IIe siècle. A partir du XVIe siècle, un de ces ouvrages est illustré à travers les gravures mentionnant les « arches de Parigny » à Saint-Benoit, mais il faut attendre les années 1840 pour en trouver une première description. L’ingénieur des Ponts et Chaussées Armand Duffaud reprend en 1852 l’étude des aqueducs de Poitiers en vue d’une éventuelle réutilisation, et la publie en 1854.

 

Les arches dites de Parigny, cliché F. Gerber

 

Une première prospection archéologique a été réalisée entre 1989 et 1998, essentiellement sur les deux premiers aqueducs. Elle a été reprise sous la forme d’une prospection inventaire à partir de 2009, ce qui a conduit à la rédaction d’un rapport, en plusieurs volumes (Patrice Arbona). Plusieurs sondages ponctuels ont été réalisés dans le cadre de cette prospection.  Ces ouvrages ont également fait l’objet d’un mémoire de Master II à l’Université de Poitiers, soutenu en 2011 (Chantal Lambaré-Vannieuwenhove, sous la direction de Nadine Dieudonné-Glad). Par ailleurs, Jean Hiernard, professeur d’histoire romaine à l’Université de Poitiers, a déjà recensé et repositionné toutes les mentions anciennes portant sur les aqueducs à l’intérieur de Poitiers.

Ces documents, rapports et mémoires, offrent un inventaire des éléments d’aqueduc visibles aujourd’hui, couplé à un important travail de dépouillement bibliographique. Toutefois, faute de moyen technologique et de financement adéquat, aucun relevé topographique cohérent et fiable n’existe actuellement. Une grande partie des tracés reste inconnue et de nombreux problèmes continuent à se poser : pente, captages intermédiaires, châteaux d’eau, aménagements particuliers, chemin de construction et d’entretien, monuments desservis en ville, datation, chronologie relative entre les ouvrages, etc.

C’est pourquoi un programme d’étude a été mis en place par Frédéric Gerber, sous la forme d’un Programme Collectif de Recherche (PCR) du ministère de la Culture. Dans un premier temps, il s’agira de réunir l’ensemble de ces données dans un SIG. Un relevé des structures connues sera ensuite réalisé au moyen de tachéomètres et GPS professionnels. Dans un second temps, l’intégralité des tracés sera recherchée, notamment par le recours à des prospections géophysiques et une campagne LIDAR.

Des points d’intérêt particuliers pourront ainsi être définis et éventuellement proposés pour  la réalisation de fouilles programmées afin de répondre à des question précises : captages, chutes brise-pente, etc.

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