Textes et monuments : liturgie et architecture

Dans le cadre d’une confrontation des textes avec les monuments, on s’intéresse tout particulièrement aux interactions entre l’architecture et la liturgie en Orient. Depuis une thèse soutenue en 2004 sur les salles annexes des églises byzantines en Palestine, V. Michel avance l’hypothèse méthodologique que les données archéologiques relatives à l’architecture des églises d’une part et les données épigraphiques, littéraires et liturgiques d’autre part, sont à même de s’éclairer mutuellement de telle façon que les deux corpus conduisent, alternativement ou communément, à une nouvelle interprétation des salles annexes. Ce travail a permis de mieux comprendre la nature et le fonctionnement des lieux cultuels. Cette méthode n’avait pas encore été appliquée de manière systématique ni à la Palestine, ni à la Libye, ni encore au Kurdistan d’Irak.

Après s’être intéressé à l’église étudiée dans sa globalité architecturale et liturgique mais sans contexte et sans racine, nos recherches, notamment en Libye sur le site d’Erythron-Latrun, permettent de replacer l’église dans un « cadre de vie » plus large et dans son contexte environnemental. L’église n’a d’intérêt que d’être au service d’une population et d’une communauté en s’insérant à l’intérieur d’une agglomération dont il fallait préciser et comprendre tant les contours que les différents éléments constitutifs. La logique des recherches est donc l’élargissement progressif du champ d’étude, passant de l’église proprement dite au complexe ecclésiastique, puis de cette notion de complexe à son environnement rural et urbain.

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