Architectures sur poteaux plantés en Gaule au Ier millénaire avant notre ère

La multiplication des fouilles préventives au cours des vingt dernières années dans l’Ouest et le Centre de la France est à l’origine de la mise au jour de plusieurs centaines d’édifices sur poteaux plantés datant de l’âge du Fer et du début de l’occupation romaine. Paradoxalement, ces découvertes ont donné lieu à un très faible nombre d’études poussées et de publications. Quelques sites étudiés récemment font cependant exception : les Natteries à Cholet (Maine-et-Loire, fouille P. Maguer), le Chemin Chevaleret à Echiré (Deux-Sèvres, fouille T. Cornec). En 2015, un partenariat avec le laboratoire Hydrasa (IC2MP, UMR7285) de l’université de Poitiers a été mis en place sous la forme d’une ACI (responsables : S. Lemaître et P. Maguer pour HeRMA) afin de permettre l’étude des torchis et enduits retrouvés en fouille sur quatre sites de l’ouest de la France : Les Gains à Saint-Georges-lès-Baillargeaux (86), Les Vairies à Saint-Sauveur-des-Landes (35), le Camp de Saint-Symphorien à Paule (22) et l’oppidum de Moulay à Moulay (53). Ces analyses physico-chimiques (analyses granulo-métriques, diffraction des rayons X, fluorescense des rayons X, ICP, microscopie infrarouge et optique, MEB-EDS) permettront de préciser la nature des matériaux utilisés et leur technique de mise en œuvre. Elles seront l’occasion de déterminer si les Gaulois utilisaient ou non la chaux dans la construction, notamment sous la forme d’enduit (lait de chaux).

Les résultats feront l’objet de plusieurs publications, dont l’une dans le cadre de l’édition des actes du colloque AFEAF qui se tiendra à Rennes en 2016, abordera la question des matériaux et des techniques de construction des murs et des parois dans les bâtiments de l’âge du Fer dans l’ouest de la Gaule.

Recherche

Menu principal

Haut de page