Le site de Bouto – Tell el-Fara’in

Bouto et son environnement, le 12 mai 2010 : premier jour de la campagne (© mission française de Bouto, P. Ballet)

 

1. Présentation synthétique des travaux de la mission française de Bouto (dir. P. Ballet)

Situé dans le delta nord-ouest (fig. 1), Bouto, actuellement dénommé Tell el-Fara’in, un vaste kôm de près d’1 km2 (fig. 2), est l’établissement le plus important à 10 km à l’est de la branche de Rosette, à environ 30 km de la ligne de côte de la Méditerranée, au sud du lac Borollos. Il connaît une remarquable pérennité durant 5 millénaires.

Les travaux de la mission française de Bouto (Tell el-Faraʽin), dirigée par P. Ballet (HeRMA, Université de Poitiers) sont intégrés depuis 2012 dans les axes de recherche de l’Ifao (programme 314 de l’Institut français d’archéologie orientale, Le Caire), avec le soutien du Ministère des Affaires Étrangères et Européennes et du Centre d’Études alexandrines. Accueillie dans le cadre de la concession de l’Institut archéologique allemand du Caire (DAIK), la mission française centre ses problématiques sur les phases tardives de l’agglomération de la fin de la Basse Époque à l’Antiquité tardive et à la période islamique. Le site joua un rôle fondamental dans le processus d’unification politique du pays à la fin du IVe millénaire ; cette période est traitée par nos homologues du DAIK avec lesquels une étroite collaboration s’est établie, en particulier pour les prospections géophysiques (fig. 3). D’autres secteurs sont également fouillés par nos collègues égyptiens de l’inspectorat de Kafr el-Scheikh (Ministère des Antiquités égyptiennes).

Les deux précédents programmes quadriennaux complétés de missions d’étude (2001-2006 : « Recherches sur les ateliers hellénistiques et romains de Bouto » ; 2007-2011 : « Les Ateliers et la ville ») ont été consacrés en premier lieu aux activités artisanales de l’établissement, Bouto étant l’un des plus importants sites de production actuellement connus pour l’Égypte hellénistique et romaine – avec notamment la présence de fours à tubulures (fig. 4-5) -, puis dans un deuxième temps à l’histoire architecturale et spatiale du site et à l’insertion des ateliers dans la trame générale de l’établissement.

Dans le cadre du programme actuel (2012-2015, quadriennal du MAEE ; 2012-2016, quinquennal de l’Ifao), les objectifs de l’équipe française concernent les dynamiques du territoire urbain de l’agglomération entre la Basse Époque et les débuts de l’époque islamique. Il s’agit de cerner ses développements et ses replis en en déterminant les limites par secteur et par période, et de définir ses fonctions majeures (habitat, production, culte et sociabilité). Le programme porte donc sur les zones urbanisées sur la longue durée grâce à des approches extensives au moyen de plusieurs techniques de prospection étayées par des sondages ou des nettoyages de vérification. Ces opérations conjointes sont destinées à mettre en valeur les grandes mutations de l’occupation tardive, ses extensions et/ou ses contractions jusqu’à la période islamique. In fine, l’ensemble de ces opérations est destiné à situer l’ancrage régional de Bouto et sa place par rapport aux autres sites urbains du Delta. En parallèle, l’étude archéologique des édifices balnéaires est poursuivie selon deux modalités : la fin de la fouille du bâtiment du secteur P10 et la mise en place d’une politique de valorisation dans le cadre d’une coopération avec le Ministère des Antiquités égyptiennes (Inspectorat de Kafr el-Cheikh). Outre les opérations de terrain, une équipe est chargée du regroupement et de l’analyse des sources textuelles afin d’étudier l’histoire de Bouto entre la fin de l’époque pharaonique et le début de la période islamique.

À l’issue de la deuxième année du quinquennal et à la veille d’entamer la troisième campagne de fouilles (mi mai – fin juin 2014), les travaux de terrain et les résultats qui ont été produits en 2012 et en 2013 permettent de proposer une première modélisation de l’évolution du kôm A, la plus vaste et la plus septentrionale des trois éminences anthropiques qui marquent le paysage de Tell el-Faraʽin. L’approche conjointe des prospections pédestres, géophysiques et des sondages (fig. 6) – trois en 2013 sur la partie ouest du kôm A – a permis, à l’aide de données quantifiables de surface, de restituer une rétractation progressive du kôm A de la Basse Époque à la période byzantino-islamique (fig. 7).

Analyse spatiale

– Prospections pédestres. Dans la continuité des carottages effectués par la mission allemande de U. Hartung et des investigations géophysiques entreprises par T. Herbich entre 2000 et 2006, ces approches visent à compléter ces données du sous-sol et à collecter extensivement de nouvelles informations de surface afin de mieux cerner les transformations du tell et les limites de la ville dans ses phases d’occupation les plus tardives (VIe s. av. J.-C. – IXe s. apr. J.-C.). Pour répondre à cette problématique d’évolution urbaine et fonctionnelle, le choix s’est porté sur le kôm A qui a concentré la majorité des investigations archéologiques antérieures. L’un des principaux acquis obtenus à l’issue des prospections pédestres de 2012 et 2013 concerne la connaissance des deux termes de la période étudiée sur le kôm A. D’un côté, à l’époque saïto-perse un vaste glacis d’habitations s’est développé sur la frange occidentale du kôm, partiellement réinvesti par des sépultures romaines. De l’autre, à la transition de la période byzantine aux premiers temps de l’islam une occupation avérée est perceptible au centre du kôm A, ce qui constitue une donnée totalement inédite pour l’histoire du site. Les limites successives du tissu urbain qui s’est progressivement réduit vers l’intérieur, ont été situées topographiquement grâce au choix de marqueurs céramiques repérés in situ et consignés systématiquement. Ce travail permet de restituer et de modéliser l’évolution du kôm A pour les périodes concernées et à présent d’ajuster et de cibler plus précisément les questionnements et les futures approches de terrain. Malgré des phases de repli et même des hiatus (l’époque perse demeure mal cernée), la place qu’occupent les importations de conteneurs et de céramique fine révèle l’ouverture et la vitalité de la cité sur le plan économique sur la longue durée, avec des approvisionnements diversifiés selon les périodes.

– Prospections géophysiques
Les campagnes de prospection géomagnétique conduites par T. Herbich et son équipe s’étaient concentrées entre 1999 et 2004 sur les parties ouest et nord du kôm A, dévoilant un large quartier domestique de Basse Époque – constitué de plusieurs dizaines de maisons-tours construites sur des fondations dites « à caissons » – et plusieurs groupes d’ateliers de potiers, puis en 2006 sur la partie sud-ouest du site révélant notamment un système d’enceinte. En 2013, les prospections géophysiques effectuées par K. Kiersnowski sous la supervision de T. Herbich, portant sur environ 3 ha, ont permis de compléter la carte existante (fig. 3), en particulier sur la frange sud-est du kôm A, au sud-ouest du kôm A, à l’est du complexe balnéaire (P10) et entre le kôm B (temple) et le kôm C. Il s’agissait de cerner l’extension de l’agglomération dans sa partie orientale et de mesurer la densité des structures. D’après les résultats obtenus grâce au survey géophysique, le tissu urbain se déploie à l’est du kôm A : le complexe balnéaire gréco-romain (P10) ne marque pas la limite nord-orientale du site. De même, entre le temple (kôm B) et le kôm C au sud, la zone, apparemment vierge, n’est pas exempte de constructions : on note la présence d’un grand bâtiment adossé à l’enceinte du temple, réinvesti à une phase ultérieure par une douzaine de fours.

Les sondages
Les opérations de fouille de 2013 ont été principalement orientées vers une meilleure compréhension de l’évolution des franges de la ville sur les périodes les plus anciennes de l’intervalle étudié, de la Basse Époque au début de l’époque romaine.

Le secteur P12
Dans ce secteur, deux unités d’habitations stratigraphiquement distinctes correspondent à deux phases successives d’occupation, époque perse et/ou fin de la Basse Époque d’une part, début de la période ptolémaïque d’autre part, et confirment un phénomène de repli de l’occupation urbaine entre ces deux périodes. Le secteur P12 marque la limite occidentale maximale de l’agglomération hellénistique, celle-ci s’étant développée dans la partie centrale et orientale du kôm A. Au sud du secteur, deux nouveaux fours de potiers, l’un ayant été intégralement fouillé, sont venus compléter les données antérieures sur les ateliers de céramique fine rouge d’époque romaine (fin Ier s. av. – début IIe s. apr. J.-C.). Ces fours témoignent de la réaffectation de l’espace urbain d’époque hellénistique en secteur artisanal à l’extrême fin de la période ptolémaïque.

Le secteur P13
Un nettoyage a été entrepris sur une large voie de circulation nord-sud, pérennisée par un sentier villageois encore en activité peu de temps avant la fermeture du site par un mur de béton. Il s’agissait de cerner la chronologie et la permanence de cette rue dans le paysage urbain. Il est apparu que l’agencement des façades ne suivait aucun alignement strict le long de la rue, dont la largeur s’avère d’ailleurs très variable. La rue a connu plusieurs phases d’occupation et des empiètements légers, qui marquent une frontière assez mince entre l’espace public et l’espace privé. Les niveaux en infrastructure d’habitations sur fondations à caissons ont livré plusieurs silos de sous-sol constitués de divers conteneurs réemployés et enterrés – pithoi de stockage de denrées, jarres de production locale et une amphore de Chios (fig. 8), fichée en terre –. Le matériel céramique associé à ces contextes invite à dater l’abandon des niveaux dégagés entre la seconde moitié du VIe et le Ve siècle av. J.-C.

Le secteur P14
Implanté à l’ouest de la Bande 1, ce secteur a été investi sur une vaste surface de 600 m2 afin de répondre aux interrogations soulevées par la carte géomagnétique qui signalait ici de grands bâtiments « sur fondations à caissons » et des anomalies circulaires indiquant la présence de structures de combustion peut-être attachées à une cour domestique. Le survey de 2012 puis la fouille de 2013 ont confirmé la datation saïto-perse de ce quartier d’habitat, partiellement réinvesti par une nécropole jusqu’au milieu de l’époque romaine (fig. 9).

L’infrastructure de sous-sol – à 13 caissons – d’un bâtiment de 15 m de côté appartenant au type des maisons-tours de Basse Époque a été dégagée sur la totalité de sa surface. La partie orientale de ce bâtiment a révélé une avant-cour équipée d’une batterie de quatre grands fours en terre cuite liés à une activité artisanale qui demeure indéterminée. Différents des fours à pain, ils ont été dotés d’une tuyauterie de ventilation enterrée. Dans l’angle sud-ouest du secteur P14, les fondations d’une seconde maison-tour comprennent trois caissons de fondation avec silos de sous-sol de 2,30 m à 2,80 m de diamètre, couverts à l’origine d’une coupole en briques crues. Ces espaces de stockage rapidement comblés lors de l’abandon du bâtiment ont conservé un volumineux matériel archéologique fonctionnel et votif. Plusieurs assemblages clos de céramique permettent d’attribuer un terminus à l’occupation au cours du Ve s. av. J.-C.

Le mobilier des fouilles extensives et des sondages P12, P13, P14

La majorité des pièces dignes d’intérêt provient du secteur P14, en particulier du comblement des silos de la structure à caissons sud (fig. 9). Parmi les objets en pierre, trois statuettes en calcaire (fig. 10) représentent des femmes couchées sur un lit, la tête reposant sur un coussin, l’une d’entre elles étant accompagnée d’un enfant. Elles évoquent les marques de dévotion liées à la fécondité/fertilité. Le mobilier en faïence, à valeur prophylactique, est constitué d’une quarantaine d’amulettes, au sein desquelles l’œil oudjat tient bonne place, aux côtés d’images de divinités, Taouret, Bès, Anubis, Isis allaitant et Nefertoum. Ces objets renvoient aux croyances individuelles relevant de la sphère privée. Le matériel céramique associé au remplissage de ces silos se répartit entre production égyptienne, sans doute de fabrication locale, et matériel importé, en plus faible quantité, constitué principalement d’amphores et de quelques céramiques à décor peint originaires de Grèce de l’est, confirmant la place qu’occupe Bouto dans le réseau de distribution de Méditerranée orientale. Pour la phase ptolémaïque du secteur P12, les céramiques égyptiennes à « vernis » noir sont le fruit d’ateliers fidèles aux modèles grecs. La production de céramique fine rouge associée aux fours romains du secteur, elle témoigne d’une certaine spécialisation des formes, proches de modèles occidentaux au tournant de notre ère.

L’ensemble balnéaire P10
Prolongeant le précédent quadriennal du MAEE (2007-2010), l’étude de l’ensemble balnéaire gréco-romain (secteur P10) dont la longévité s’étend sur quatre siècles a été poursuivie en 2012 dans la partie nord-est du complexe où se situaient l’arrivée d’eau et son stockage nécessaire aux bains. Exploré par une équipe britannique de l’Egypt Exploration Society à la fin des années 1960, l’ensemble balnéaire, fouillé depuis 2008 par la mission française, se compose de trois états architecturaux superposés : à l’origine des bains de type grec, avec tholos et cuves plates, remontant au IIe siècle av. J.-C., pour finir par des thermes romains avec latrines et salle à hypocauste du IIe siècle apr. J.-C. La phase intermédiaire, construite aux alentours de l’ère, éclaire la transition entre les deux types balnéaires : comprenant toujours une tholos à cuves plates et une salle à baignoires d’immersion, elle est équipée, dès son édification, de latrines et se dote, dans une seconde phase, d’une salle à hypocauste à la romaine. Une campagne d’étude est programmée en mai-juin 2014 accompagnée de quelques vérifications sur le terrain.

 

2. Une collaboration franco-égyptienne

Depuis 2008, la mission française de Bouto s’est attachée à développer une action de formation des inspecteurs égyptiens de la zone de Kafr el-Scheikh, et a commencé, par de premières expertises en 2009, à conseiller l’équipe égyptienne du Conseil Suprême des Antiquités égyptiennes (CSA) qui travaille sur le secteur du temple. En 2010, la mission a apporté au CSA un appui en suivi scientifique et en relevés (bains découverts aux limites de la ville). Enfin, plusieurs collègues égyptiens sont régulièrement accueillis dans la mission pour formation et coopération (université d’Alexandrie, université du Caire, Cultnat).

 

3. Partenariats et appuis

– Institut français d’archéologie orientale (Ifao) : programme 314
– Ministère des Affaires étrangères et européennes
– Institut archéologique allemand, le Caire (DAIK) ; Conseil Suprême des Antiquités égyptiennes (CSA)/Ministère des Antiquités égyptiennes, Inspectorat de Kafr el-Scheikh
– Cealex (USR 3134), laboratoire Xlim-SIC (Université de Poitiers, Futuroscope), Balnéorient (balneorient.hypotheses.org).

 

4. Membres de la mission française de Bouto

P. Ballet, directrice de la mission (PR, université de Poitiers, HeRMA), S. Dhennin, égyptologue, archéologue (Membre scientifique, Ifao), T. Faucher, numismate (CR, IRAMAT), M. Gaber topographe (Ifao), G. Lecuyot, archéologue, architecte (IR, CNRS-ENS, AOROC), G. Marouard, archéologue (chercheur associé, université de Poitiers, de Poitiers, HeRMA/Oriental Institute of Chicago), Chr. Hochstrasser-Petit, archéologue, dessinatrice (free lance), V. Le Provost, céramologue (Membre scientifique, Ifao), S. Lemaître, archéologue, céramologue (MCF, université de Poitiers, HeRMA), A. Mahmoud, restaurateur (Ifao), L. Mazou, céramologue (doctorant, Université de Poitiers, HeRMA), Fl. Monier, archéologue (IR, CNRS-ENS, AOROC), M.-D. Nenna, archéologue (DR, HiSoMA, MOM), A. Pelle, photographe (IR, Cealex), M. Pesenti, céramologue (doctorant allocataire, université d’Aix-Marseille, CCJ), B. Redon, helléniste, archéologue (CR, HiSoMA) G. Şenol, archéologue, amphorologue (Pr assist., université d’Égée, Izmir), K. Şenol, archéologue, amphorologue (Pr assist., université d’Égée, Izmir), A. Simony, céramologue (doctorante allocataire, université de Poitiers, HeRMA) et avec la collaboration de R. Collet, cinéaste (Cealex).

 

5. Valorisation, diffusion de la recherche

– P. Ballet, « De Per Ouadjyt à Bouto (Tell el-Faraʽin). Un grand centre urbain du Delta égyptien de la fin de la Basse Époque à l’antiquité tardive », Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, novembre 2011.
– Ballet, « Hellenization in the Delta North-West. The example of Buto », Naukratis Workshop, British Museum, Londres 15-17 décembre 2011.
– P. Ballet, « Bouto/Tell el-Faraʽin. État des recherches de la mission française », Centre culturel égyptien, Paris, 13 novembre 2012.
– Gr. Marouard, « Maisons-tours et organisation des quartiers domestiques dans les agglomérations du Delta: L’exemple de Bouto de la Basse Époque aux premiers Lagides », communication à la table ronde Les maisons-tours en Égypte durant la Basse Époque, les périodes ptolémaïque et romaine, Paris 4 Sorbonne, décembre 2012 (publication en ligne).
– Gr. Marouard, « Recent works on the late periods at Buto (2011-2012) », communication au SCA/EES Delta Survey Workshop 2013, Le Caire, mars 2013.
– P. Ballet, Per Ouadjyt – Bouto. Histoire et évolution d’un site majeur du Delta, Société d’égyptologie de Pau, UPPA, Pau, 17 mars 2014.

Une vidéo-numérique a été réalisée pour le site Latitudes (MAEE), en collaboration avec le Cealex (R. Collet et A. Pelle). Deux versions, l’une en anglais, l’autre en arabe, seront finalisées par le même Cealex. Dans la collection « Les métiers de l’archéologie » (dir. J.-Y. Empereur), la préparation d’un film articulé autour des ateliers de potiers antiques de Bouto et des ateliers modernes de Damanhour est engagée (réalisée par le Cealex, R. Collet et A. Pelle).

 

6. Publications parues et sous presse

1. P. Ballet dans D. Faltings et alii, « Zweiter Vorbericht über die Arbeiten in Buto von 1996 bis 1999 », MDAIK 56, 2000, p. 131-179, sp. p. 175-177.
2. T. Herbich, « Archaeological geophysics in Egypt : the Polish contribution », Archaeologia Polona 41, 2003, p. 27-28, fig. 12 et infra n. 10.
3. T. Herbich et U. Hartung, « Geophysical investigations at Buto (Tell el-Farain) », Egyptian Archaeology 24, printemps 2004, p. 17.
3. P. Ballet, F. Béguin, T. Herbich, G. Lecuyot et A. Schmitt dans U. Hartung et alii, « Tell el-Fara’in – Buto. 8. Vorbericht », MDAIK 59, 2003, p. 233-250.
4. P. Ballet, « The Graeco-Roman pottery workshops of Buto », Egyptian Archaeology 24, printemps 2004, p. 18-19.
5. P. Ballet, « Recherches sur les ateliers de potiers de Bouto, aux époques hellénistique et romaine (Delta égyptien) », dans Archéologies. 20 ans de recherches françaises dans le monde, Editions Recherches sur les Civilisations, Maisonneuve & Larose/ADPF-ERC, 2005, p. 354-356.
6. T. Herbich, D. O’Connor, M. Adams, P. Ballet et U. Hartung, « La géophysique dans l’archéologie égyptienne», dans Dossiers Archéologie et sciences des origines, N° 308, novembre 2005, p. 62-70.
7. P. Ballet, F. Béguin, G. Lecuyot et A. Schmitt, « De “nouvelles technologies“ céramiques à Bouto ? », dans L’apport de l’Egypte à l’histoire des techniques. Méthodes, chronologie et comparaisons, Bibliothèque d’Étude 142, IFAO, Le Caire, 2006, p. 15-30.
8. P. Ballet, F. Béguin, T. Herbich, G. Lecuyot et A. Schmitt, « Recherches sur les ateliers hellénistiques et romains de Bouto (Delta) », Actes du neuvième Congrès International des Égyptologues, Grenoble, 6-12 septembre 2004, Orientalia Lovaniensia Analecta 150, Louvain – Paris – Dudley, 2007, p. 133-143.
9. P. Ballet, F. Béguin, D. Dixneuf, G. Lecuyot, M.-D. Nenna, A. Schmitt, G. et K. Senol, « Les ateliers de potiers et les secteurs nord et nord-est du Kôm A (2003-2005) », dans U. Hartung et alii, « Tell el-Fara’in – Buto. 9. Vorbericht » MDAIK 63, 2007, p. 125-151.
10. P. Ballet, G. Lecuyot, G. Marouard et M. Pithon, « Les ateliers et la ville de la fin de la Basse Époque à l’Antiquité tardive », dans U. Hartung et alii, « Tell el-Fara’in – Buto. 10. Vorbericht », MDAIK 65, 2009 [2011], p. 133-158.
11. D. Dixneuf, Amphores égyptiennes : production, typologie, contenu et diffusion (IIIe siècle av. J.-C.- IXe siècle après J.-C.), Études alexandrines 22, 2011 (ouvrage largement alimenté par les données issues des fouilles françaises de Bouto).
12. B. Midant-Reynes et S. Denoix (éd.), « Bouto – Tell el-Faraʽin. Les ateliers et la ville, de la fin de la Basse Époque » dans « Travaux de l’Institut français d’archéologie orientale 2009-2010 », BIFAO 110, 2010, p. 415-420.
13. P. Ballet, G. Lecuyot, G. Marouard, M. Pithon, B. Redon, « Et la Bouto tardive ? », BIFAO 111, 2011, p. 75-100.
14. P. Ballet et G. Marouard, « Workshops and urban settlement in Buto », avec un encadré, B. Redon et G. Lecuyot, « The baths of Buto », Egyptian Archaology 40, printemps 2012, p. 14-17.
15. M. Abd el-Rafa Fadl, G. Lecuyot, et B. Redon, « Les bains égyptiens. Bouto et ses complexes balnéaires », Archéologia 503, 2012, p. 22-27.
16. P. Ballet, « De Per Ouadjyt à Bouto. Un grand centre urbain du Delta égyptien de la fin de la Basse Époque à l’Antiquité tardive », Comptes-Rendus de Académie des Inscriptions et Belles-Lettres 2011, IV (novembre-décembre), p. 1567-1589.
17. P. Ballet, Fr. Béguin, G. Lecuyot, A. Schmitt, avec la collaboration de D. Dixneuf, M. Evina, P. Georges, T. Herbich, V. Le Provost, M.-D. Nenna, K. et G. Şenol, Recherches sur les ateliers romains de Bouto. Prospections et sondages (2001-2006), Bouto VI, Archäologische Veröffentlichungen 110, Institut Archéologique Allemand, Le Caire (remis à l’éditeur).
18. P. Ballet, G. Lecuyot, M. Pithon, B. Redon, « Bouto/Tell El-Fara’in. Industrial Activities and Urban Settlement, from the end of the Late Pharaonic Period to the Late Antiquity », ASAE (remis à l’éditeur).
19. G. Lecuyot, B. Redon, « Les bains de Tell el-Fara’in / Bouto (Égypte) », Actes du colloque Balnéorient, Damas 2009 (sous presse).
20. Gr. Marouard, « Maisons-tours et organisation des quartiers domestiques dans les agglomérations du Delta: L’exemple de Bouto de la Basse Époque aux premiers Lagides », communication à la table ronde Les maisons-tours en Égypte durant la Basse Époque, les périodes ptolémaïque et romaine (Paris 4 Sorbonne, décembre 2012) (publication en ligne, remis à l’éditeur).

Les résultats de la mission française de Bouto font également l’objet de notes de synthèse publiées annuellement dans Orientalia et sont présentés de manière synthétique dans le rapport annuel d’activité du BIFAO.

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