Journée d’étude JANUA « La violence guerrière, de l’antiquité au Moyen Âge

• 26 avril 2018 – 9h / 18h

• Poitiers, faculté des Sciences humaines et arts, hôtel Berthelot, salle Crozet
24 rue de la chaîne – Bât. E13

• Journée d’études organisée par l’association Janua.

• Ouvert à tous

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Janua, association des étudiants en Master et des doctorants de l’Université de Poitiers antiquisants et médiévistes, rattachés respectivement aux laboratoires HeRMA (Hellénisation et Romanisation dans le Monde Antique) et CESCM (Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale), organise une journée d’étude à destination des jeunes chercheurs (de l’inscription en master aux trois ans écoulés après la soutenance de thèse).
Elle sera consacrée au thème de la ‘violence guerrière’. Son objectif est de présenter des travaux, achevés ou en cours, sur l’usage et la représentation de cette dernière. Dans une perspective transdisciplinaire, le choix de ce thème questionne la richesse de ses appréhensions et ouvre des discussions sur les divergences et les similarités de celles-ci à travers des sources (textes, images, architectures, musiques et objets mobiliers) et des périodes diverses (Antiquité et Moyen Âge).

Tout jeune chercheur spécialisé dans l’étude des civilisations antique et médiévale peut faire une proposition de communication. Les contributions apportées lors de cette journée ont vocation à être publiées l’année suivante dans les Annales de Janua.

La violence guerrière : de l’Antiquité au Moyen-Âge

De par son étymologie, la notion de violence (violentia) possède une connotation péjorative. Elle qualifie l’absence de contrôle, l’emportement. Dérivée du concept mélioratif de vis (vigueur, force), sa définition repose avant tout sur le principe d’outrance. Dans l’Antiquité comme au Moyen Âge, la violence de la nature et des colères divines est essentiellement perçue comme juste, bien qu’insaisissable pour l’homme. Au contraire, la ‘violence humaine’ suppose que la force employée se déploie hors de son cadre moral ou de ses limites sociales et institutionnelles. La violence individuelle, non contrôlée par la raison, est brute voire brutale (brutalis) et renvoie à la démesure (hubris). Elle est, de fait, condamnable et son contrôle constitue l’un des enjeux politiques majeurs des institutions.

La sécurité intérieure est le socle de la prospérité d’un territoire et du bien-être d’une communauté. Toutefois, le maintien de cette stabilité implique paradoxalement l’usage de la violence par l’institution qui en est la garante. L’accroissement d’un pouvoir, la défense de ses frontières et de ses règles ne peuvent se faire sans le recours à la fonction militaire. S’intéresser à la violence guerrière nécessite alors d’envisager toute l’ambiguïté supportée par cette expression.

Cette journée d’étude est découpée en trois axes. Le premier est l’occasion d’aborder la ‘violence guerrière’ via ses représentations (historiques, iconographiques, philosophiques, musicales et littéraires) et leurs dépendances au contexte historique et social dans lequel elles ont été exprimées. Le second regroupe les études (archéologiques et historiques) de la réalité concrète de la pratique guerrière. Le troisième axe rassemble quant à lui les interventions qui portent sur les sources théoriques des rapports entre le concept de ‘guerre’ et celui de ‘violence’.

 

Comité scientifique

– Nadine Dieudonné-Glad, Professeure d’Archéologie antique, directrice du laboratoire HeRMA
– Martin Aurell, Professeur d’Histoire médiévale, directeur du laboratoire CESCM
– Cécile Voyer, Professeure d’Histoire de l’art du Moyen Âge
– Claudio Galderisi, Professeur de Lettres médiévales
– Alexandre Vincent, Maître de conférences en Histoire romaine
– Nicolas Prouteau, Maître de conférences en Archéologie médiévale
– Mathilde Carrive, Maître de conférences en Histoire de l’Art et Archéologie de l’Antiquité romaine

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